1 femme - 4 hommes

Les pieds

Immobile. La pensée est à l’arrêt. La mort physique n’a plus de réalité. Le temps a été congelé dans une tiédeur douceâtre. Serait-ce une fin attendue de l’histoire ?
Condamnés à l’immortalité, les hommes errent à la surface plane d’une époque sans nom. Une époque hors des âges, règne du confort stérile. Sans souffle, sans surprise : désactée.
Aux lieu et place de l’action, des certitudes s’échangent entre les maigres personnages à venir ici. Tous sont à la poursuite d’une mémoire qui n’est même plus un souvenir.
Leurs chétives vérités traversent sans rebond ni blessure l’espace vidé. Englués dans le vieux style de la planète silencieuse, seront-ils capables de se haïr ?
Ils vont nu-pieds au bord du présent intemporisé, vers une improbable mutation.
De l’amour de deux personnages viendra le meurtre, peut-être rédempteur.
Avec l’arrivée de la pluie, il se passe quelque chose, la concrétisation de l’action globale ; tout sera différent. On entrevoit une prémisse d’harmonie. Il peut pleuvoir sur la scène du théâtre, ce serait même le seul élément réaliste – presque vériste – de cette pièce. Cela produira sur le spectateur une superposition esthétique brutale qui le mettra d’abord en état de plaisir, puis deviendra vite inconfortable.

Quel chantier !

Les travaux de rénovation de la vieille salle des fêtes municipale ont dû être suspendus. L’architecte et le chef de chantier se trouvent en effet face à des difficultés inattendues… Aussi une visite est-elle prévue aujourd’hui en compagnie du maire, de l’adjoint aux finances et de la séduisante secrétaire de mairie…
Problème : la visite a lieu alors que le public est là pour votre spectacle et surtout il y a cette poutre, là-haut… Vous ne trouvez pas qu’elle bouge un peu, non ? Beaucoup ?
On fait quoi ? On évacue la salle ?

André le Magnifique

Le sujet ? Un couple de villageois de Vigoulet, bourgade du sud-ouest de la France, tente de sauver le petit théâtre municipal, aujourd’hui promis à la destruction, en donnant un spectacle amateur racontant l’histoire du village.

Janine et Alexis, ancien maire de la commune et auteur de la pièce, sont aidés par Norbert, brave garçon qui leur sert de factotum, et André, jardinier municipal, solitaire et dévot, qui assure les rôles de souffleur et gardien du théâtre.
Afin d’attirer un public nombreux, ils ont engagé un acteur professionnel de relative notoriété, Jean-Pascal Faix, enthousiasmé par cette expérience très « terroir ». Il interprétera le rôle capital du chevalier Saint-Germaine, fondateur de Vigoulet…

Mais n’te promène donc pas toute nue !

Scène de ménage entre Clarisse et son époux Ventroux, parce que Madame se montre trop souvent en tenue légère. De la même veine que “Feu la Mère de Madame”.

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