La pilule du bonheur

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Une comédie burlesque en trois actes (deux courts, un long) qui se déroule dans une clinique de remise en forme. L’histoire tourne autour de la confusion entre une pilule verte (un somnifère) et une pilule bleue (du Viagra). Un vieux général, un homosexuel, une charcutière, et la femme du directeur en sont les victimes. L’auteur a donné du rythme à la pièce, grâce à des dialogues vifs et courts, et multiplié les situations cocasses, ce qui permet au metteur en scène de laisser libre cours à son imagination et aux acteurs de faire parler leur talent. Un éclat de rire toutes les minutes, une pointe d’émotion à la fin de la comédie. A ne pas rater !

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ACTE I

SCÈNE 1

Dr Chardon, Lucile, Mme Fonsec

 

Le Dr Chardon se lève et entrouvre une porte.

Dr Chardon - Lucile, faites entrer le patient suivant et apportez son dossier, s’il vous plaît.

Lucile entre en se faisant les ongles, suivie de Mme Fonsec.

Lucile - Je vous en prie madame Fonsec, entrez.

Dr Chardon - Bonjour madame. Allez vous asseoir. (S’adressant à sa secrétaire.) Lucile, soyez gentille de ne pas vous faire les ongles pendant votre travail. Vous êtes secrétaire médicale, pas manucure. Vous n’êtes pas payée pour vous faire une beauté.

Lucile - Mais je le fais pour vous, cher docteur, je sais que vous les aimez beaucoup. Elles ne vous plaisent plus, peut-être, mes mains ?

Dr Chardon - Évidemment que oui, elles sont ravissantes, fines, élégantes, bien entretenues et blanches comme il sied aux secrétaires qui ne travaillent pas beaucoup… Vos pieds aussi sont très jolis et tout ce qu’il y a entre les deux est adorable.

Il essaie de lui faire un câlin, mais elle se dérobe.

Lucile - Voyons docteur, un peu de tenue ! Vous êtes nutritionniste, pas masseur.

Mme Fonsec toussote. Lucile disparaît. Le Dr Chardon revient à son bureau.

Dr Chardon - Asseyez-vous, je vous en prie.

Mme Fonsec - C’est fait.

Lucile rentre avec un dossier, le pose sur le bureau et repart en se déhanchant.

Dr Chardon (la suivant du regard) - Merci mon petit… Alors vous vous appelez Mme Fonsec, prénom Sophie… Sophie Fonsec… Je parie que vous êtes charcutière.

Mme Fonsec - Comment vous avez deviné ?

Dr Chardon - Une intuition… Vous avez choisi la clinique « Les Jonquilles » pour faire une cure d’amaigrissement et je vous félicite de ce choix. Nous sommes les spécialistes de la lutte contre la surcharge pondérale. Sachez que nous faisons aussi de la remise en forme et également les soins du corps. Tout cela est très important pour la santé et pour le moral. De plus, nous avons un grand projet. Je vous en parle en toute confidentialité, surtout ne le répétez pas, c’est top secret. Nous allons rallonger l’aile sud du bâtiment pour y ouvrir un département de chirurgie esthétique. Toutes les femmes veulent se faire refaire quelque chose.

Mme Fonsec - Moi ça va, il n’y a rien à refaire ; juste un petit dégraissage.

Dr Chardon - Tenez, regardez cette brochure… En feuilletant ce petit fascicule, vous avez un aperçu, page trois, de la chambre dans laquelle vous allez passer votre séjour. Voyez comme elle est lumineuse et spacieuse.

Mme Fonsec - Et onéreuse !

Dr Chardon - Nous disposons également, page six, d’un matériel ultramoderne et d’une technologie dernier cri.

Mme Fonsec - Et hors de prix !

Dr Chardon - De plus, pour faciliter votre combat contre les kilos en trop, madame Fonsec, nous avons un grand nombre d’activités physiques et ludiques qui vous rendront la cure plus agréable et plus chaleureuse.

Mme Fonsec - Et plus ruineuse !

Dr Chardon - Allons, madame Fonsec, soyez sans crainte, vous ne regretterez pas votre argent car, quand vous repartirez d’ici, vous aurez retrouvé la ligne de vos vingt ans.

Mme Fonsec - Holà !

Dr Chardon - Je vois que vous avez opté pour la formule « je perds dix kilos en trois semaines ». C’est un choix judicieux car c’est le plus efficace, même s’il demande beaucoup de courage de la part du curiste… et je suis sûr que vous n’en manquez pas. Vous allez être comme un coq en pâte chez nous, madame Fonsec.

Mme Fonsec - Je préfèrerais être comme une poule sans pâte !

Dr Chardon - Ah ! ah ! ah ! Vous prenez tout ça avec humour et c’est bien. Tout d’abord, nous allons remplir un petit questionnaire pour cerner votre situation. Donnez-moi votre âge, madame Fonsec.

Mme Fonsec - Quarante-deux ans.

Silence.

Dr Chardon - Madame Fonsec, je ne vous demande pas un chiffre au hasard entre quarante et cinquante. Nous sommes en train de remplir un dossier médical, c’est très sérieux, alors ne jouez pas les minaudières. Je veux votre âge véritable.

Mme Fonsec - Quarante-six ans.

Dr Chardon - Eh, tout augmente. Bien, à présent, donnez-moi votre taille et votre poids.

Mme Fonsec - Un mètre soixante-cinq, mmmm kilos.

Dr Chardon - Voulez-vous répéter, s’il vous plaît ? Je n’ai pas compris.

Mme Fonsec - Un mètre soixante-cinq, mmmm kilos.

Dr Chardon - Parlez plus fort, madame Fonsec.

Mme Fonsec - Un mètre soixante-cinq, mmmm kilos.

Dr Chardon - Bon, levez-vous. (Mme Fonsec se lève. Il se lève aussi et fait le tour de sa patiente.) Ça va me rappeler mon enfance quand je faisais les foires aux bestiaux avec mon père qui était maquignon ! Les épaules sont larges et solides… superbe double menton… la croupe est bien rebondie, le cuissot épais… je dirais… quatre-vingt-douze kilos. (Mme Fonsec secoue négativement la tête.) Plus ? (Réponse positive de la tête.) Quatre-vingt-treize ? (Réponse négative de la tête.) Plus ? (Réponse positive de la tête.) Quatre-vingt-quatorze ? (Réponse négative de la tête.) Quatre-vingt-quinze ? (Réponse positive de la tête.) Et nous y voilà… Un mètre soixante-cinq, quatre-vingt-quinze kilos. Que de temps perdu pour quelques kilos, madame Fonsec !

Mme Fonsec - On a le droit d’être coquette.

Entrée de Lucile.

Dr Chardon - Qu’y a-t-il, Lucile ?

Lucile - Le général de la Gachère voudrait vous voir immédiatement.

Dr Chardon - Dites-lui de patienter un moment, je suis en consultation.

Lucile - Il a l’air très pressé.

Dr Chardon - Il attendra quand même. (Lucile repart.) Maintenant, madame Fonsec, parlons de vos habitudes alimentaires. Que prenez-vous le matin au petit déjeuner ?

Mme Fonsec - Avec Raoul, mon mari, on n’a pas beaucoup de temps à perdre avant l’ouverture du magasin. Alors on mange sur le pouce… un peu de pâté ou de rillettes avec une baguette fraîche que je vais chercher chez le boulanger d’à côté.

Dr Chardon - Je vois… Et pour le déjeuner ?

Mme Fonsec - Quand on a bien travaillé le matin, on a besoin de reprendre des forces. Avec Raoul on sort le plat de charcuterie en entrée, et ensuite on se fait une andouillette ou une côte de porc dans l’échine. Quelquefois, pour changer, c’est le boudin ou les saucisses qu’on fait frire dans la graisse d’oie. C’est délicieux.

Dr Chardon - Vous les accompagnez avec des légumes verts, je suppose ?

Mme Fonsec - Des légumes ? Pourquoi pas une salade pendant que vous y êtes… Quoique une frisée avec des lardons ce n’est pas mauvais. Non, il nous faut du consistant pour affronter l’après-midi, du lourd, des trucs qui tiennent à l’estomac : des patates, de la purée ou des haricots… Moi, j’ai un faible pour le gratin dauphinois, c’est plus onctueux, plus crémeux.

Dr Chardon - Et le soir même chose, je présume ?

Mme Fonsec - Ah non ! Le soir, on mange léger. Ma mère m’a toujours dit : « Pour bien dormir, il faut manger léger. »

Dr Chardon - Et quelle est la signification du mot « léger » dans votre bouche ?

Mme Fonsec - Disons qu’on se contente d’une assiette de garbure et d’une viande grillée avec une toute petite noisette de beurre salé.

Dr Chardon - Et du poisson, vous en mangez de temps à autre ?

Mme Fonsec - Jamais. Raoul a peur d’avaler une arête.

Dr Chardon - Eh bien, c’est pas gagné. Pour être franc, avec vous, je m’étonne qu’avec une telle alimentation vous n’ayez pas dépassé le quintal.

Mme Fonsec - Je me surveille, docteur.

Dr Chardon - Je n’en doute pas, madame Fonsec, je n’en doute pas.

Mme Fonsec - Il y a autre chose que je dois vous avouer, docteur.

Dr Chardon - Concernant vos habitudes alimentaires ?

Mme Fonsec - Oui.

Dr Chardon - Allez-y, dites-moi tout, au point où nous en sommes…

Mme Fonsec - Je fais quatre heures.

Dr Chardon - Vous prenez un goûter !

Mme Fonsec - Oui.

Dr Chardon - Mais où le mettez-vous ?

Mme Fonsec (désignant son ventre) - Là.

Dr Chardon - Et de quoi se compose ce goûter ?

Mme Fonsec - Avec Jacqueline, ma voisine, la boulangère, on se retrouve chez elle ou chez moi pour bavarder quelques minutes autour d’un café. Faut bien se détendre, pas vrai ?

Dr Chardon - Et comment ! Mais… vous ne trempez tout de même pas une tartine de pâté de foie dans votre café ?

Mme Fonsec - Je connais les bonnes manières, docteur. Avec le café on mange des petits gâteaux. Moi, ce que je préfère, c’est les mille-feuilles et les éclairs au chocolat.

Dr Chardon - Aïe, aïe, aïe ! Avez-vous déjà fait d’autres régimes, madame Fonsec ?

Mme Fonsec - Jamais !

Dr Chardon - Et qu’est-ce qui vous pousse à entreprendre cette cure d’amaigrissement ? Quelques problèmes d’ordre physique, ou est-ce une image de vous-même qui vous déplaît et qui entraîne un mal-être psychologique qui perturbe votre quotidien et, en corollaire, l’intimité de votre couple ?

Mme Fonsec (long silence) - Non.

Dr Chardon - Alors pourquoi cette cure ?

Mme Fonsec - Parce que je suis invitée au mariage d’une petite cousine et que je ne peux plus rentrer dans la tenue que j’avais achetée il y a cinq ans pour le mariage de mon neveu.

Dr Chardon - Si je puis me permettre, achetez une autre robe, ça vous coûtera moins cher qu’un séjour ici.

Mme Fonsec - Pas du tout docteur, j’ai fait mes comptes. Une autre tenue n’ira pas avec mes chaussures, mes bijoux, mon châle, mon sac à main. Je devrai racheter tout ça, vous imaginez la dépense ! Et puis je dois bien vous l’avouer, mon Raoul en pince pour cette robe. Quand je la porte, ça l’émoustille, comme il dit.

Dr Chardon - Quel veinard, ce Raoul ! (Entrée de Lucile.) Oui, Lucile ?

Lucile - Le général s’énerve. Il veut absolument vous voir dans la minute.

Dr Chardon - Dites-lui d’attendre, je suis occupé.

Lucile - Mais je ne sais plus quoi faire pour le calmer.

Dr Chardon - Débrouillez-vous ma petite Lucile. Attachez-le, assommez-le, bâillonnez-le, mais laissez-moi terminer ma consultation. (Sortie de Lucile.) Madame Fonsec, avant de commencer, il faut faire un bilan de santé complet pour voir si votre métabolisme fonctionne parfaitement. Avez-vous du diabète ou du cholestérol ?

Mme Fonsec - Je n’en sais rien, docteur.

Dr Chardon - D’accord… Passez derrière ce paravent, je vous prie, et déshabillez-vous.

 

SCÈNE 2

Dr Chardon, Lucile, le général

 

Mme Fonsec disparaît derrière le paravent tandis que Lucile entre avec fracas, poussée par le général.

Lucile - Excusez-moi docteur, je n’ai pas pu le retenir plus longtemps.

Dr Chardon - Général de la Gachère, mon bureau n’est pas un moulin.

Le général - Général Bigorneau de la Gachère. Ne me confondez pas avec mon cousin, le général Bigorneau de la Parée qui pendant la guerre 39-45 était planqué dans un ministère à Vichy. Une honte pour la famille !

Dr Chardon - Général, vos turpitudes familiales je m’en fous, et votre passé militaire, aussi glorieux fut-il, n’excuse en aucun cas votre comportement.

Le général - Jeune homme, la raison qui motive cette intrusion fracassante, j’en conviens, se justifie par son importance. (Il s’assied et ordonne au docteur d’en faire autant.) Asseyez-vous et écoutez-moi… Je suis amoureux.

Dr Chardon - Oh !

Le général - Une jeune femme superbe.

Dr Chardon - Ah !

Le général - Je la croise chaque matin en faisant mon jogging dans le parc de la clinique. La cinquantaine triomphante, un corps d’athlète, la démarche légère d’un adjudant-chef du 8e régiment de Hussards, les cheveux en brosse, la mâchoire carrée et un léger duvet qui accentue son côté féminin.

Dr Chardon - Un canon, en quelque sorte ! Et quoi de plus normal que de voir un général tomber amoureux d’un canon !

Le général - Gardez pour vous vos sarcasmes, toubib, Georgette est au-dessus de ça.

Dr Chardon - Ah ! parce que vous avez lié connaissance ?

Le général - Bien sûr. Nous papotons en trottinant.

Dr Chardon - Vous papotez en trottinant ?

Le général - Comme je vous le dis, nous papotons en trottinant.

Dr Chardon - Et quel métier exerce cette charmante personne ?

Le général - Elle travaille dans la grande distribution…

Dr Chardon - C’est très bien, ça.

Le général - … en tant que vigile. C’est vous dire si nous avons de nombreux points communs.

Dr Chardon - Mais êtes-vous sûr que Georgette partage vos sentiments ?

Le général - Elle m’a fait comprendre que je ne lui étais pas indifférent.

Dr Chardon - Le prestige de l’uniforme, sans doute.

Le général - D’ailleurs, elle m’a invité à prendre un rafraîchissement dans sa chambre, cet après-midi, juste après le déjeuner.

Dr Chardon - Tout va donc pour le mieux.

Le général - Pas tout à fait, et c’est pour ça que je voulais absolument vous voir ce matin. Si tout se passe comme je l’espère, je vais devoir rendre hommage à ma dulcinée comme il se doit.

Dr Chardon - Soyez plus clair.

Le général - Eh bien, je vais devoir lui présenter les armes.

Dr Chardon - Lui présenter les armes !!!

Le général - Hisser les couleurs, si vous préférez. Dresser la guitoune, engager le chargeur dans le pistolet mitrailleur.

Dr Chardon - Qu’est-ce que vous racontez ? Je ne comprends rien à votre charabia.

Le général - Corne de bouc, vous êtes bouché ! Si ma douce Georgette y consent, je compte bien lui montrer qu’il me reste quelques ardeurs malgré mes soixante-quinze ans.

Dr Chardon - Ça y est, j’ai compris! Vous… crac-crac. Mais pourquoi avez-vous besoin de moi ?

Le général - Mon jeune ami, je dois vous l’avouer, pour la première fois de ma vie j’ai peur. Rendez-vous compte, moi qui ai fait Diên Biên Phu et la bataille d’Alger, j’ai peur.

Dr Chardon - Et de quoi, grand dieu ?

Le général - J’ai peur d’avoir une défaillance.

Dr Chardon - Hum, hum… Vous craignez une panne sexuelle, c’est cela ?

Le général - Affirmatif ! Comprenez-vous je manque d’entraînement ? Avec ma femme, la générale, nous avons cessé les grandes manœuvres depuis belle lurette.

Dr Chardon - Ah ! ah ! ah ! Pour reprendre votre jargon, vous avez remisé votre matos à l’armurerie.

Le général - C’est vrai… Ah ! je mourrais de honte si je devais capituler avant d’avoir livré bataille ! C’est une question d’honneur, comprenez-vous ?

Dr Chardon - Pas de défaitisme, général. Avez-vous entendu parler du Viagra ?

Le général - Jamais entendu ce nom-là.

Dr Chardon (se dirigeant vers l’armoire à pharmacie) - C’est un stimulant très efficace dans un cas comme le vôtre. Regardez, il se présente sous la forme de petites pilules bleues. Une seule de ces pilules suffit à transformer un eunuque anémié en lapin de garenne.

Le général - C’est exactement ce qu’il me faut. Donnez-m’en deux boîtes.

Dr Chardon - Ne vous emballez pas. C’est un médicament, pas un bonbon à la menthe, et comme tout médicament celui-ci entraîne quelques désagréments, voire un danger s’il n’est pas utilisé à bon escient. Il peut dans certains cas être mortel, en particulier pour les personnes ayant un cœur fragile.

Le général - J’ai le cœur aussi costaud qu’un moteur de JMC.

Dr Chardon - Je veux d’abord m’en assurer… Un simple examen pour vérifier votre résistance à l’effort.

Le général - J’espère que ça ne dure pas trop longtemps.

Dr Chardon - Ne vous alarmez pas, ça ne prendra que quelques minutes.

Le général (se levant) - Alors, allons-y.

Dr Chardon - Dites-moi, général, depuis combien de temps fréquentez-vous notre établissement ?

Le général - Une dizaine d’années il me semble. Oui, c’est cela.

Dr Chardon - Et depuis dix ans, tout au long de votre séjour, chaque midi vous faites monter deux repas dans votre chambre et, après les avoir avalés, vous faites la sieste, vous dans le fauteuil et votre épouse sur le canapé.

Le général - Parfaitement exact. Vous êtes bien renseigné.

Dr Chardon - Je connais tout de mes patients.

Le général - C’est une habitude immuable à laquelle nous n’avons jamais dérogé.

Dr Chardon - Et, cher général, qu’allez-vous raconter à votre tendre épouse pour justifier votre absence après le repas ?

Silence.

Le général - Sacrebleu de vieille pétoire enraillée, je n’y ai pas pensé. Ah ! que voilà un imprévu fâcheux !

Dr Chardon - Je m’étonne, général, que vous n’ayez pas préparé minutieusement votre plan avant de passer à l’attaque. L’adultère ne s’improvise pas.

Le général - Et en matière d’adultère vous en connaissez un rayon, pas vrai ?

Dr Chardon - Qu’est-ce que vous insinuez ?

Le général - Je suis peut-être imprévoyant, mais je n’ai pas les yeux dans les poches. Votre petit manège avec votre secrétaire ne passe pas inaperçu.

Dr Chardon - Voulez-vous vous taire !

Le général - D’ailleurs, vous devriez être plus discret. Tout le personnel de la clinique est au courant de votre liaison.

Dr Chardon - Ah bon !

Le général - Eh oui, toubib, je pourrais vous donner...

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