Un whisky pour quatre

Genres :
Thèmes : · ·
Distribution :
Durée :
Édition :

Tout le monde a disparu, sauf eux quatre ! Non, ce ne sont pas les quatre fantastiques, quoi que…
Un coupe auto-proclamé noble (l’archiduc Edmond, escroc à la petite semaine, imbu de sa personne, désormais plus attaché à sa bouteille de whisky qu’à son épouse, l’archiduchesse Esther, tout à la fois volage et dépensière) s’affrontent dans le salon. Ils n’ont que la noblesse de leur titre, tous les coups bas sont permis et ceux en dessous de la ceinture de préférence.
Au beau milieu de tous ça, on retrouve Valentine, la bonne, à la culture générale très “télévisuelle” et Maxence Faucher, le dentiste et amant d’Esther, play-boy sonnant creux que les citations qu’il distille, ridicule dans un pyjama d’Edmond trop grand pour lui.
Chacun profite de cette situation extraordinaire pour régler ses comptes.
Des répliques drôles, courtes et acérées, des jeux de mots en cascade donnent un rythme haletant à cette pièce burlesque.
Dans ce jeu d’ombres et d’alliances fortuites, la question reste posée : est-ce que tout le monde a réellement disparu …?

🔥 Ajouter aux favoris

Soyez le premier à donner votre avis !

Connectez-vous pour laisser un avis !

 

 

 

 

 

scène 1

Costumes : l'archiduc Edmond est en peignoir plutôt classe. Valentine porte un habit de soubrette classique. L'archiduchesse Esther arbore une petite robe à la fois légère et élégante. Quant à Maxence, il porte un pyjama d'Edmond, un peu grand pour lui.

Situation au lever de rideau : l’archiduc Edmond en peignoir, tranquillement assis dans son fauteuil, déguste un whisky, tout en lisant un livre ; sonnent les 9 coups de 9 heures.

Valentine entre en scène catastrophée.

Valentine. – Monsieur l’archiduc ! Monsieur ! Il est arrivé un malheur !

Edmond sursaute puis se lève brusquement de son fauteuil.

Edmond. – Quoi ? C’est ma femme !

Valentine. – Madame ? Non… Enfin, je ne sais pas. Tout… Tout le monde a disparu !

Edmond. – Ah ! Non, Valentine ! Ça ne va pas recommencer !

Valentine. – Mais quoi monsieur ?

Edmond. – Vous avez encore avalé du liquide vaisselle ! Vous savez pourtant que vous êtes allergique au mélange citron vert, pomme aigre-douce !

Valentine. – Mais monsieur, puisque je vous dis…

Edmond. – Ça provoque chez vous des hallucinations. Rappelez-vous ! La dernière fois vous avez pris Monsieur Lampion le garde champêtre pour un ours !

Valentine. – Mais c’est qu’il est très poilant et plutôt enrobé sur les bas-côtés !

Edmond. – Très poilu, je vous l’accorde. Nous étions en Février et il n’avait pas encore perdu son poil d’hiver. Mais de là à lui lancer à la figure les restes du saumon de la veille…

Valentine. – C’est bien connu, les ours mangent du saumon. Je l’ai vu dans un film : Le grand brun avec une… une… (Elle cherche la suite en vain.) Et il l’avait bien mérité !

Edmond. – Du coup, il est tellement vexé qu’il ne veut plus remettre les pieds ici !

Valentine. – Ce n’est pas plus mal ! Et je peux maintenant vous l’avouer, ce Monsieur Lampion a tendance à avoir les mains baladeuses !

Edmond. – Déformation professionnelle. à force de remplir des mains courantes…

Valentine. – Monsieur, je suis sérieuse ! Tout… Tout a disparu ! C’est l’enfer, il ne reste plus que nous 2 !

Edmond, profitant de la situation, il prend Valentine par les 2 mains. – Que nous 2? Le paradis, vous voulez dire, belle enfant. Au fait, avez-vous lu le petit mot que j’ai laissé à votre attention dans la cuisine ?

Valentine. – Oui monsieur et même plusieurs fois. Justement, je voulais vous dire…

 

 

scène 2

Elle est interrompue par l’énoncé de son prénom. Esther fait son entrée en scène. Edmond lâche précipitamment les mains de Valentine.

Esther. – Valentine ? Valentine ? Ah ! Vous êtes là ! Cela fait une heure que je vous cherche. Plus rien ne fonctionne dans cette satanée bicoque !

Valentine. – Madame l’archiduchesse, c’est justement ce que j’étais en train de dire à monsieur !

Esther. – Ah ! Tiens ! Vous êtes là !

Edmond, ne cachant pas sa déception. – Oui… Tous les 2… Bonjour madame !

Esther. – Et déjà au whisky à 9 heures du matin ! De mieux en mieux ! Après, ne vous étonnez pas d’avoir des maux de tête !

Edmond. – Eh bien ! Comme cela, ce soir, nous serons 2 à avoir la migraine. Une fois n’est pas coutume !

Valentine exaspérée reprend la parole en insistant.

Valentine. – Je disais donc à monsieur, que tout le monde a disparu !

Edmond. – Pas tout le monde… malheureusement !

Esther. – Mais voyons Valentine ! C’est impossible !

Edmond. – Elle nous refait le coup du liquide vaisselle !

Esther. – Encore ! Comme si tout le monde pouvait disparaître comme ça ! Mais qu’en dit le baromètre, Valentine ?

Valentine s’absente pour vérifier.

Edmond. – Madame, il faut que nous parlions !

Esther. – Mon cher, pour le moment, ce n’est pas votre avis qui m’intéresse mais celui du baromètre !

Valentine revient joyeuse un plumeau à la main.

Valentine. – Madame, le baromètre est resté muet mais j’ai une bonne nouvelle ! J’ai retrouvé mon plumeau !

Edmond. – La fin du monde… Maintenant, au beau milieu de nulle part…

Valentine, se lamentant. – C’est la fin du monde ! C’est le bon Dieu qui nous punit !

Esther. – Que diable Valentine ! Reprenez-vous !

Valentine. – Oui madame c’est certainement l’œuvre du diable ! Il existe ! Après tout, il était quand même le directeur des ressources inhumaines du bon Dieu ! Je suis sûre que c’est lui le coupable !

Esther. – Ma pauvre Valentine, si c’est Dieu qui éprouve votre foi alors pour mon mari c’est le whisky qui éprouve son foie !

Edmond. – Ne vous bercez pas d’illusions Valentine. Ce n’est quand même pas David Copperfield votre diable ! Que les dieux m’entendent !

Valentine. – Eh bien moi, la vie éternelle, je n’y crois pas, ça me paraît bien trop court !

Esther. – J’ai une bonne idée : pensez plutôt à Saint-Marc ! Valentine, si vous passiez le balai, histoire de vous calmer....

Il vous reste 90% de ce texte à découvrir.


Achetez un pass à partir de 5€ pour accéder à tous nos textes en ligne, en intégralité.




Acheter le livre

Désolé, aucun contenu trouvé.

Retour en haut
Retour haut de page